L’IA dans la photo : menace ou opportunité ?

Thomas

Depuis quelques mois, impossible de passer à côté : l’intelligence artificielle est partout.
On en parle dans les médias, dans les débats, dans les dîners de famille… et forcément, ça soulève pas mal de questions sur l’avenir de certains métiers (dont le mien, puisque je suis aussi graphiste).

Il y a d’abord le côté éthique : les générateurs d’images s’inspirent de ce qui existe déjà sur Internet, et donc, quelque part, “empruntent” le travail de créateurs. C’est un peu comme si on vous piquait vos photos, qu’on les mélangeait avec celles de tout le monde, puis qu’on vous disait “non mais c’est pas toi, c’est une création originale”. Forcément, ça coince.

Et puis il y a le côté plus pragmatique : qu’est-ce que ces outils peuvent apporter à notre quotidien et à notre processus créatif ?

En photo, j’ai envie de voir le verre à moitié plein. Un tri plus rapide, une retouche automatique (et parfois même créative) qui simplifie le travail et ouvre à plus de diversité. Des corrections qui nous font gagner du temps sur les petites imperfections, pour qu’on se concentre sur ce qui compte vraiment : créer, expérimenter, raconter.

Nos smartphones, eux, deviennent de véritables machines de guerre dopées à l’IA. Les images sont de plus en plus nettes, équilibrées, lumineuses, parfois même… trop parfaites. On peut trouver ça inquiétant, ou fascinant. Ou les deux.

De mon côté, je l’utilise comme un coup de pouce technique, pas comme un générateur d’images toutes faites. Elle m’aide à supprimer des éléments gênants (groupes de touristes, branches mal placées, insectes géants en plein ciel bleu…), à réduire le bruit de photos prises avec une valeur ISO trop élevée, à rajouter un peu de netteté sur un cliché légèrement flou, ou encore à agrandir certaines de mes vieilles photos à la petite résolution. Bref, l’IA est devenue mon assistant discret, qui ne prend pas les décisions créatives à ma place, mais qui m’épargne beaucoup de travail répétitif.

Bien sûr, il faudra rester vigilant face aux dérives, et espérer que les métiers créatifs sauront se réinventer au lieu de disparaître. Après tout, l’IA reste un outil : c’est la manière dont on l’utilise qui fera la différence.

Et vous, l’IA dans la photo, ça vous effraie, ça vous intrigue… en avez-vous déjà testé ?

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